Le projet Atelier du Zoma sous la loupe de la communauté MakeSense

Après le Concept Zoma Market et le Zoma Store, le projet d’Atelier du Zoma était l’objet d’un HoldUp organisé par la communauté MakeSense samedi dernier. Un hold up ? Oui, « hold up » est un terme utilisé par la communauté MakeSense pour désigner un atelier de créativité pendant lequel les participants, des personnes lambda qui veulent simplement donner leur avis sur un projet d’entreprise sociale, apportent leurs idées pour aider l’entrepreneur dans la création ou l’orientation de son projet.

Pour ce cinquième hold up organisé à Antananarivo, l’instigateur du nouvel espace dédié aux artisans et aux artistes, que le collectif du Zoma prévoit de créer au sein de la magnifique Maison Jean Laborde à Andohalo, a fait appel à la communauté MakeSense.

Ce projet de Tsiresy Rabeharisoa comprend ainsi un atelier de création, un lieu de rencontre, un espace convivial où artistes et artisans débutants ou confirmés peuvent exercer leur métier.  L’atelier du Zoma va aussi mettre en place un programme de formation fourni par une communauté de formateurs. Car l’atelier est aussi un lieu d’innovation et de coworking pour tout créatif. Et c’était d’ailleurs le défi auquel le porteur de projet a dû faire face, et auquel il a fait appel à travers ce hold up. Les échanges ont tourné autour de la question : «  Comment créer une communauté de formateurs ?». Assistés par un membre du collectif MakeSense, « la Gangster » Marine Beille, les participants ont donné leurs avis suivant une méthodologie propre à ce genre de rencontre.

En tout cas, l’initiative de porter un projet qui a pour objet de mettre en valeur l’art et l’artisanat dans un processus de création d’entreprise change le regard qu’on a sur l’art. Car il est toujours considéré comme un simple loisir, un passe-temps. Pourtant, dans un monde en plein mouvement où la création de valeur ajoutée et l’innovation sont devenues une obligation pour tout secteur, un gage de survie, un tel atelier pourrait être opportun, pourvu que cela n’enlève pas l’esprit poétique et de créativité de l’art.