2017 : Bilan plutôt positif.

« Les artistes ont montré qu’on peut faire bouger les choses à Madagascar.» C’est avec cette fierté que Mossieur Njo, le jeune romancier auteur du livre Lisy Mianjoria, décrit cette année 2017. C’est un sentiment que nous partageons également chez Culture261.

La preuve, nous vous avons offert plus de 120 articles rien que sur notre site, 70 vidéos sur youtube et une bonne trentaine de vidéos sur notre page facebook, des photos sur instagram et twitter. Autant d’éléments qui confirment que l’activité culturelle a été dynamique cette année. C’est aussi le témoin que toutes les disciplines ont fait de 2017 une année culturellement riche.

Certaines disciplines ont toutefois fait un bond en avant plus que d’autres, si on ne parle que du secteur du livre. La littérature malgache s’est offert de nouveaux talents. Elle s’est aussi dévoilée grâce à la revue Tsara Soratra, les nouvelles œuvres sorties des éditeurs locaux, les rééditions des grands classiques et surtout le prix africain que Johary Ravaloson a gagné avec son roman Vol à Vif.

De même, nous faisons une mention spéciale pour le mouvement Indie Madagascar, qui a offert aux nouveaux talents malgaches des scènes pour s’exprimer. Ce sont de nouveaux horizons qui intéressent notamment les jeunes. C’est une très bonne chose car ce mouvement se démarque dans un pays où tout peut vite devenir banal.

 

 

Mais ce bilan ne peut pas être complet sans qu’on parle aussi de ces aléas auxquels ces acteurs du secteur culturel ont du faire face pour réaliser ces activités. Nous nous souvenons en particulier de l’Octoberpest durant lequel beaucoup d’événements et manifestations culturels ont dû être annulés ou reportés. Mais aussi, en coulisse, plusieurs activités et projets n’ont pas pu voir le jour faute de soutien, premièrement de l’Etat, mais aussi des autres secteurs d’activités économiques et sociales. En effet, la culture ne peut pas s’isoler et se contenter d’elle-même. Elle a besoin de tous pour se créer et s’entretenir.