Ary, Imanitrala, Zazadala… notre prévision art et culture pour 2020

Si l’année 2019 était riche en découverte et en performances artistiques, l’année 2020 nous réserve beaucoup de bonnes choses sur le plan culturel.

L’un des sorties d’album Bd la plus attendue est sans conteste le deuxième tome de ARY. L’héroïne de Catmouse James et de Rolling Pen poursuit en effet son aventure après avoir transporter ses lecteur dans Ary et les yeux d’Isalo. Prévu être disponible dès le début de cette année 2020, dans ce deuxième tome, Ary va nous emmener à Ifaty. Aventures et découvertes, sable blanc et soleil nous y attendent.

S’il y a un art qui connaîtra une évolution cette année 2020, ce sera la musique. Les artistes malgaches commencent à embrasser la mondialisation et les bienfaits que cela apporte dans leur art. De plus en plus de musiques d’artistes malgaches sont ainsi disponibles sur les plateformes de vente en ligne et de streaming. Les spectacles se professionnalisent, même ceux qui sont considérés comme indépendants et underground. Les musiques-vidéo deviennent plus artistiques. Parmi les musiciens à suivre cette année est Zazadala, un groupe encore mystérieux mais qui propose une approche intéressante de la musique alternative.

Pour le volet cinéma, 2020 sera riche en fiction et documentaire mais surtout en animation. La fiction court-métrage Imanitrala figure parmi les plus attendues. Concoctée au sein du laboratoire Serasary initié par les partenaires du festival RFC, on a déjà eu une projection de la version work in progress de ce film qui voit la collaboration des meilleurs techniciens audiovisuels à Madagascar et les artistes de renom dans le milieu du 7e art lors de la dernière édition de ce festival. Produit par I. See Production, la boîte de Carmen Razafindrakoto, avec Andry Ranarison à la réalisation,  ce film a reçu une aide à la production du Fonds pour la jeune création francophone 2019.

Indéniablement, les films populaires qui caractérisent le secteur du cinéma malgache se multiplieront encore cette année grâce à ce rapprochement entre les techniciens et les artistes. Cela aura, espérons-le, un impact positif sur la qualité visuelle et narrative de ces films malgré le grand vide administratif et institutionnel qui met le secteur dans une situation périlleuse.

Une des promesses non tenues du ministère de la culture et de la communication, du directeur général de la culture surtout, reste en effet la mise en place d’un nouvel office du cinéma à Madagascar. Cette promesse a été formulée après l’abrogation de l’ancienne structure que ce ministère a jugée hors la loi. Pour rappel, après les diverses réunions et rencontres avec les professionnels du milieu, ces responsables ont promis que cette nouvelle structure sera fonctionnelle avant la fin de l’année 2019. Malheureusement, ce projet reste en veille depuis.

En ce qui concerne la participation de l’État à la promotion de l’art et de la culture, on peut saluer en revanche le grand projet de la création de l’académie des arts et de la culture. Si les travaux de construction de la bâtisse qui abritera cette institution ont déjà commencé, 2020 sera surement l’année de l’annonce des programmes et cursus  proposés dans cette académie.

D’autres événements et projets culturels égaieront surement  le quotidien des malgaches cette année 2020.