Scary Stories : un autre film d’halloween

Dans la petite ville de Mill Valley en Pennsylvanie, le soir d’Halloween, trois adolescents, Stella et ses deux amis Auggie et Chuck décident de sortir pour jouer un mauvais tour au bully de leur école, Tommy. Ils se feront courser par ce dernier et se feront sauver par Ramon, un mexicain de passage. Pour finir la soirée, les quatres décident d’aller explorer la maison abandonnée des Bellows, réputée pour être hantée et source de disparitions multiples d’enfants. Avant de ressortir du manoir, Stella récupère un livre ayant appartenu à la fille cachée des Bellows, ce qui sera ensuite source d’événements inexpliqués qui causera la disparition un par un de ces derniers.

Malgré l’histoire prévisible se basant sur la curiosité excessive des jeunes pour les histoires d’horreur et les endroits hantés, le film est visuellement agréable dans sa colorimétrie et dans la manière qu’André Øvredal a de faire monter doucement le stress et l’angoisse avant de vous surprendre avec un jumpscare.

Ce petit groupe d’amis, dans leur quête de réponses face aux disparitions, pourrait rappeler la bande à Scooby-Doo dans une ambiance plus sombre. Ce film semble vous emporter dans un monde de petites fables effrayantes à se raconter sous la couette dans le noir ou autour d’un feu de camp, ce qui lui apporte un certain charme.

Scènes glauques, malaisantes et parfois fascinantes, Scary Stories reste agréable pour un film d’épouvante, utilisant les peurs d’enfance des personnages pour nous transporter.

André Øvredal a mis en place certaines bribes de scènes, ayant même marqué l’histoire, pour justifier les angoisses de ses protagonistes.

Un petit bémol à noter sur le personnage de Stella, joué par Zoe Colletti, dont le background a occupé une certaine place durant le récit du film alors que celui-ci n’eut aucune incidence dans l’histoire.

N’étant pas décevant mais pas non plus le chef d’œuvre de l’année, il serait plus approprié de le qualifier de gentillet. Il serait un bon film d’initiation à l’horreur – épouvante pour les plus jeunes, sachant aussi qu’il a été tiré d’un livre pour enfants du même nom. Ce qui ne veut pas autant dire qu’il serait difficile à apprécier, mais dans les bonnes conditions ; dans le noir, dans une salle de cinéma par exemple.