Prix Paritana 2020 : une reconnaissance pour Madame Zo

Madame Zo (Zoarinivo RAZAKARATRIMO) est la gagnante du prix Paritana 2020. L’annonce a été faite ce vendredi 5 juin dans les locaux de la Fondation H à Andraharo. En présence des artistes qui ont présenté leurs œuvres et d’une assistance retreinte, pandémie du covid-19 oblige, le comité d’organisation composé de l’Institut français de Madagascar, de la Fondation H, de la compagnie Air France et de l’Association Paritana a offert à la lauréate son billet d’avion pour rejoindre la France en mois de septembre pour une résidence de création à la Cité internationale des Art à Paris.

Connue pour ses tableaux et tissages réalisés avec des matières végétales et d’objets ordinaires de la vie quotidienne, Madame Zo, artiste plasticienne, est une figure incontournable de l’art contemporain malgache depuis une dizaine d’années. Auteure de plusieurs expositions et ayant déjà participé à différentes représentations, l’artiste a su imposer son style dans un milieu où l’art contemporain est encore à la recherche de sa voie à Madagascar.

Ce prix comprend ainsi une résidence de 3 mois dans ce prestigieux centre de création mondialement connu, où l’artiste sera prise en charge et accompagnée par des professionnels de l’art contemporain. En plus du séjour, une exposition de ses œuvres et une table ronde animée par Madame Zo et les partenaires seront organisées à la fin de la résidence, l’occasion pour l’artiste de marquer sa présence sur la scène internationale.

Comme à l’accoutumer, deux autres artistes ont été également récompensés du deuxième prix et de la mention spéciale du jury. Il s’agit, respectivement de Felana Rajaonarivelo et de Yannick Tojonantenaina Andrianambonisoa.

Lors de cette humble cérémonie de remise de prix, les organisateurs ont ténu à féliciter les artistes de leur travail. Ils les encouragent également à continuer de créer malgré la situation que vit le pays en ce moment.

Cette année, les candidatures étaient très diverses en terme d’esthétique mais moins en matière de support. Les propositions artistiques manquaient de diversité de format pour bien apprécier cette diversité de l’art contemporain malgache. On y retrouve de la photo, du dessin, de la peinture mais il n’y avait pas d’installation ou de la vidéo. C’est le reflet de la situation économique ou vivent les artistes qui n’arrivent pas à créer des œuvres avec des matériaux complexes même si la diversité des thématiques proposées a montré la richesse culturelle dans leur travail.