Collection photo de Rijasolo : Monsieur Randrianarivony.

Madagascar : des visages et des autorités. Collection Rijasolo., Non classé /

Dernière collection de l’exposition  virtuelle les photos de Rijasolo .  Depuis le 20 novembre, Culture261 expose une collection de photos intitulée « Madagascar : des visages et des autorités ». Ces photos sont  des oeuvre du photographe Rijasolo. 

Né en France, Rijasolo décide de:  revenir à Madagascar. 20 ans de diaspora le séparent de ces origines. Désorienté dès son premier contact avec la terre de ses ancêtres, il s’est armé de son appareil photo pour retrouver ses repères. Un vécu qu’il raconte dans son projet « Miverina ».

Certaines photos de la collection Mois de la Photo pour Culture261 sont issues de cette collection. Mais Rijasolo a également choisi d’y insérer d’autres clichés qui relatent cette rencontre. La collection représente exclusivement des portraits de personnes que le photographe a côtoyées ou tout simplement croisées. Des simples gens aux hommes d’Etat, chacune de ces personnes a son histoire. Ces histoires, Rijasolo veut les immortaliser.

Cette exposition  a duré 15 jours. Chaque jour, des photos étaient ajoutées à la collection.

 

 

MANAKABAHINY – Monsieur Randrianarivony, 62 ans, marié, dix enfants et une vingtaine de petits-enfants, est cultivateur et chef fokontany de Manakabahiny-Nord depuis 2007. Village de 2975 âmes d’après le recensement de 2014. Le bureau du fokontany, où il travaille et reçoit ses administrés, se trouve dans la chambre à coucher. Pas étonnant de voir sa femme au lit alors qu’il y a des invités qui arrivent. «C’est parce qu’elle est un peu malade avec toute cette pluie…» dit-il.

Le chef fokontany est l’autorité administrative la plus proche des Malagasy, que ce soit en ville ou à la campagne. M. Randrianarivony explique que sans la signature et tampon du chef fokontany, la plupart des actes administratifs dont ont besoin les Malagasy pour aller dans d’autres bureaux ne pourraient être fait. Son budget pour fonctionner lui permet à peine d’acheter papier, cahier, stylo ou tampon. J’ai toujours considéré les chef fokontany comme une sorte de «chef de village» – le concept de fokontany existe depuis l’époque féodale – sur lequel les autres administrations, héritées du système administratif colonial, se reposent un peu trop facilement pour se désengager de certaines charges sociales ou financières.
PHOTO : © RIJASOLO