Cerveau Kotoson : l’art dans tous ses états

Quelques photos d’un photographe sont accrochées dans le hall de l’Alliance française de Diego jusqu’à la fin de ce mois de juillet. Ces photos ont des noms comme « Aia izy ? », « Fefin’ny Jery » ou encore « Délestage ». L’exposition montre cette ville du Nord de Madagascar dans toutes ses facettes. Ces photos ont été réalisées par Kotoson Cerveau, un artiste qui se démarque par sa sensibilité et son sens artistique. Kotoson Cerveau n’est pas en effet qu’un simple photographe, il est aussi connu dans d’autres domaines.

CHARISMA de Kotoson Cerveau

Vous êtes plus connu pour vos photos. Pourquoi avoir choisi cette discipline ?

Un photographe, c’est quelqu’un qui arrive à émouvoir. Par un cliché, en monochrome ou polychrome, peu importe la marque de l’appareil photo, il arrive à émouvoir les autres. C’est dans l’œil du photographe que se construit la photo. Elle est le reflet de son ressenti, de son honnêteté émotionnelle. 

Mais il faut aussi garder une marge pour chacun, car chaque personne n’éprouve pas les mêmes émotions devant une œuvre. C’est cette envie de partager et de découvrir les autres qui m’a poussé à devenir photographe.

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A part la photo, on vous retrouve aussi dans d’autres domaines artistiques.

Oui, j’ai touché à différents domaines artistiques. Les émotions ne ressortent pas toujours de la même façon avec la danse, le cirque, la peinture ou l’écriture. Toutes ces disciplines sont complémentaires avec mon métier de photographe.

FLEUR DE L’AGE de Kotoson Cerveau

En ce moment, je fais la promotion de mes deux premiers livres. Le premier, « L’âme des innocents » est une nouvelle traduite en trois langues : italien, malagasy et français. Le deuxième, « Mes maux, mes mots, mes biens » est un recueil de poème « de père en fils » : la moitié, des œuvres de mon père Kotoson Luis Mario, l’autre moitié, les miens.

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Quels sont donc vos prochains projets ?

En ce moment, en tant que chorégraphe, je suis sur une pièce de comédie musicale, avec des danseurs issus de ma compagnie. Cette passion pour la danse, je l’ai en moi depuis des années, et je continue d’en faire et je continuerai toujours à prendre Diego en photo.