Idah Razafindrakoto imagine Yaoundé

Idah Razafindrakoto, notre jeune bédéiste et cornettiste malgache fait vibrer l’Afrique. En avril, elle a exposé à Yaoundé, au sein de l’Institut Français du Cameroun, ses carnets de voyage et ses dessins, le tout réuni dans un concept nommé Imaginarium.

Il s’agit ici de la onzième édition de la série d’expositions de dessins Imaginarium qui a vu le jour en 2016 à Antananarivo, la première exposition ayant eu lieu à l’Ivontoeran’ny Kolontsaina Malagasy (IKM). Cette exposition a, par la suite, été exportée dans neuf pays différents.

IDA à l’IFC

Dans ce cadre, IDA, de son nom d’artiste, a présenté l’Imaginarium à Yaoundé en évoquant, une nouvelle fois, le symbolisme végétal à partir d’un vécu lors de l’exploration de la capitale camerounaise. L’Imaginarium à Yaoundé, est une exposition qui s’est concrétisée à l’issue d’une résidence au Cameroun dans l’optique d’alimenter les sentiments d’appartenance des gens à Yaoundé, citoyens et résidents, en leur proposant une nouvelle relecture de la capitale du Cameroun. Il s’agissait ici de produire une vingtaine d’œuvres illustrées issues d’une résidence et de multiples explorations en y relatant des espaces réels. Monuments, rues communes, marchés, gares… y sont présentés en mettant en exergue la nature.

Plusieurs messages peuvent se laisser entrevoir, tels que les enjeux de la gouvernance des ressources naturelles, les dangers de la pollution des sols, la nécessité de la participation citoyenne en vue de la préservation de l’environnement, la valorisation des espaces verts ou encore les avantages écologiques dont disposent la ville de Yaoundé, étant donné la fertilité de ses sols et de son climat incroyablement aisé.

À travers cette exposition et ses récits, la jeune femme donne une projection d’une ville moderne, respectueuse de la nature, un monde imaginaire que beaucoup de décideurs tentent de réaliser en Afrique. Ce mariage entre l’art et la réalité est ainsi fait pour les convaincre et les motiver à se rapprocher de leur vision. L’exposition a été présentée dans le hall de l’Institut Français du Cameroun, accompagnée de trois ateliers pour jeune public pendant une semaine, toujours dans les locaux de l’IFC.